Une femme âgée de bientôt 80 ans, comparait devant le tribunal de Tarbes le 28 septembre 2011. Elle aurait volontairement détérioré les essuie-glaces et rayé la carrosserie de sa voisine.
Alors que la prévenue n’a pas encore été appelé à la barre, dans la salle d’audience l’avocate de Mme A requiert à la juge : « est-ce qu’il serait possible de placer Madame ici car elle à des problèmes d’audition », indiquant de sa main qu’elle devrait se positionner juste devant le bureau de la juge. L’Octogénaire s’avance donc devant le bureau, elle est accusée d’avoir volontairement cassé les essuie-glaces et rayé avec ses clés, la voiture de sa voisine, ayant jugé que cette dernière gênait. « J’ai soulevé les deux essui glace » minimise la prévenue, elle réfute les accusations : « tout est faux ». Des témoignages ont été obtenu dans l’affaire, « et les témoins qu’est-ce que vous croyez … deux témoins vous voient » dépose la juge. La présidente évoque les témoignages, ces derniers affirment que la voiture « était garée correctement » et que les témoins l’ont « vue avec des clés à la main en train de faire des rayures ».
Exaspéré par le refus d’obtempérer de la prévenue « vous ne croyez pas que vous auriez intérêt à faire preuve de bonne foi » exhorte la juge. La réponse de la prévenue « je me fais bonne fois en disant que je ne l’ai pas fait » exaspère la juge qui se met à soupirer. La discussion bloquée par le manque de coopération de la prévenue, la juge jette un œil sur ses feuillets : « la personne âgée à fait mine de rentrer chez elle, …, la personne âgée est revenue, s’est dirigé vers la voiture et là, elle a cassé les essui glaces avant et arrière et elle a cassé la carrosserie avec ses clés », récitant le témoignage d’un lycéen. Tout l’accable mais l’octogénaire n’en démord pas « tout est faux j’étais partie avec les chiens vers Lidl ». La juge répond à la prévenue par une question qui n’en est pas vraiment une « c’est un lycéen pourquoi il vous en voudrait ? », elle persiste auprès de la séniore en lui demandant les raisons qui pousserait à faire de fausses accusations contre elle. Ce à quoi elle répond « elle a cru les jeunes ».
La victime est maintenant appelée à la barre, elle détaille les faits, confirme les témoignages tout en ajoutant « les jeunes sont venu frapper à ma vitre pour me dire vite elle est entrain de rayer la voiture ». Encore une fois « tout est faux », d’un ton agacé s’entend dans la pièce. La victime revient sur les faits « Elle n’était pas au Lidl elle se cachait dans la résidence ». Se constituant partie civile la victime confirme ses demandes transmises à la juge par écrit et ajoute « je voulais vous demander 300€ de dommages et intérêt pour le préjudice moral », l’avocate de la prévenue défend son client, elle souligne : « je crois qu’on essaye d’abuser d’une situation madame ». Après avoir entendu le procureur et l’avocate, les derniers mots « que tout est faux et que je n’ai touché que les deux essui glaces » ricane la prévenue.
Le verdict tombe, Mme A est condamnée à une peinne de 800€ d’amande intégralement assorti du sursis ainsi qu’à verser en outre la somme de 150€ de dommages et intérêt couvrant le préjudice moral et la perte de journée de salaire.