Cachés dans les petites ruelles de Bordeaux, des boutiques éco-responsables émergent depuis plusieurs années. A l’image de la ville, les commerçants pensent au bien de la planète avant la rentabilité
Le jeudi 21 novembre 2024, est une journée atypique pour les habitants de Bordeaux. La veille, la météo annonçait de violente bourrasque et une pluie intense. A quelques pas de l’Église Saint Louis des Chartrons, dans la rue Notre Dame, se trouve MAT Green Concept. Dans cette petite boutique, où l’ambiance si calme, ferait presque oublier le carnage qui se passe à l’extérieur.
Ici sont vendus du textile et des accessoires de mode, tous sont éco-responsable. « Je sélectionne que des vêtements qui ont 90% de matières éco-responsable », affirme Mathilde, la gérante de cet établissement. Le coton, le lin, la laine, ou autres matières recyclées sont les caractéristiques que recherche la vendeuse, cette dernière proposant des articles de qualités. En dehors de la seconde main, Mathilde privilégie des vêtements issus de fabriquant Européen, « Portugal, Espagne, Italie et Europe de l’Est », s’exclame-t-elle, sont ses principaux fournisseurs de Textile.
Plusieurs raisons expliquent qu’elle choisit de ne pas faire importer des vêtements de pays qui lui fournirait moins chère, ce sont ses convictions écologiques, elle avance « c’est plus important, d’importer un vêtement de Chine que du Portugal au niveau du CO2 ». Mais pas seulement, elle évoque également, d’un ton plus ferme, des raisons éthiques « au niveau des conditions de travail ».

Derrière la vitrine, caché par un mannequin face au déluge qui se produit à l’extérieur, se trouve un bac en carton, il sert à y déposer des vêtements qui ne servent plus. Il est de plus en plus fréquent de trouver ces bacs de récupération, cependant tous ne servent pas qu’à déposer des vêtements. Plus proche du centre-ville, au 1 rue des lauriers c’est chez We Are Nothing – w.a.n que se trouve un plus petit conteneur en carton qui sert à déposer ses emballages.
Bac mis en place dans le cadre du projet « 0 déchets » (Rémi Barjolle)
Charles Burke, gérant de ce petit commerce, non loin de la rue Sainte Catherine, utilise-lui aussi un bac de récupération. Celui-ci ne contient pas de vêtements mais des emballages, ceci dans le cadre du projet 0 déchets. A travers ce projet Charles souhaite à limiter les emballages inutiles en récupèrent ceux de ces clients. w.a.n est la « plus grande boutique made in France » ajoute-t-il, c’est grâce à ses 250 partenaires à travers tout le pays.
Les boutiques de la ville de bordeaux suivent la volonté de la mairie de rendre la ville plus éco-responsable. En France la part des émissions de CO2 li à la part de biens et de services est de 52,5%. En limitant les exportations, les commerçants restreignent un système extrêmement polluant.